Pourquoi Disneyland Paris n'aura jamais son land Star Wars

Pourquoi Disneyland Paris n'aura jamais son land Star Wars

En 2018, Bob Iger promet une zone Star Wars à Disneyland Paris, dans un projet de 2 milliards d'euros. Là où elle devait s'élever, on trouve désormais le chantier du Roi Lion : ni annulation ni communiqué, la zone a simplement quitté les plans. Pourtant, Disney a bâti en Californie l'une des attractions jugées les meilleures du monde, Rise of the Resistance, avant de voir son land sonner creux, de fermer son hôtel Star Wars à 250 millions de dollars de pertes, puis de faire entrer Dark Vador dans Batuu en 2026. Comment le chef-d'œuvre d'une industrie est-il devenu son plus gros pari raté ?

PParzy·25 octobre 2026·16 min de lecture

Une vidéo de la chaîne Parzy — l'envers du décor des parcs d'attractions.

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1. 2018 : la zone Star Wars promise à Disneyland Paris a disparu des plans

En 2018, Bob Iger monte sur scène et annonce une zone Star Wars à Disneyland Paris, un projet de 2 milliards d'euros qui compte trois nouveautés. Là où elle devait s'élever, on trouve désormais le chantier du Roi Lion. Pas d'annulation, pas de communiqué, pas un mot : la zone Star Wars a juste disparu des plans.

Le plus fou, c'est ce que Disney a construit ailleurs. En Californie, une attraction que beaucoup considèrent comme la meilleure du monde. Sauf qu'à l'ouverture de ce land en 2019, Disneyland, deuxième parc le plus fréquenté de la planète, ressemble à une ville fantôme, et que quatre ans plus tard l'hôtel Star Wars à 5 000 dollars les deux nuits ferme, avec 250 millions de dollars passés en pertes. Il y a quelques jours, Disney a aussi annoncé la fermeture d'Hyperspace Mountain, l'une des deux attractions Star Wars de Paris. Comment construit-on le chef-d'œuvre technique d'une industrie, puis le plus gros pari raté de Disney ?

2. Lucasfilm, Harry Potter et Universal : pourquoi Disney veut vous faire entrer dans Star Wars

Tout démarre en 2012 : Disney rachète Lucasfilm pour environ 4 milliards de dollars, et Mickey possède Star Wars. Iger veut que vous puissiez entrer dans l'univers, marcher dedans, le toucher. Cette obsession, il ne l'a pas inventée : on la lui a imposée. En 2010, Universal, « le petit frère moche », ouvre le monde des sorciers d'Harry Potter : un Poudlard grandeur nature, Pré-au-Lard sous la neige. La fréquentation d'Islands of Adventure explose et, pour la première fois, Mickey regarde par-dessus son épaule.

Le détail qui transforme ce triomphe en cauchemar : Harry Potter, Disney aurait pu l'avoir, et Mickey a dit non. Beaucoup y voient l'erreur la plus chère du divertissement (j'ai fait une vidéo là-dessus, lien en description). Dans les années qui suivent, Disney construit des mondes clos dont on ne voit pas les bords. En 2015, à la D23, Iger annonce un land Star Wars, la plus grande extension à thème unique de son histoire, construite en double, en Californie et en Floride.

3. Batuu : une planète inventée, entre prouesse et pari risqué

Disney prend alors la décision qui va tout définir : ni Tatooine ni Hoth, ces lieux reconnus en une demi-seconde. Les Imagineers inventent Batuu, un trou paumé aux confins de la galaxie. La logique est belle : sur Tatooine vous arrivez en touriste et vous comparez avec le film ; sur une planète neuve, vous êtes un personnage qui écrit sa propre histoire.

  • des pics rocheux noirs d'environ 41 mètres, soit 13 étages, façonnés par des sculpteurs ;

  • au centre, un Faucon Millenium grandeur nature de plus de 30 mètres ;

  • des Imagineers qui ont chaussé des casques de réalité virtuelle avant de poser une pierre, pour calculer les lignes de regard : une fois dans Batuu, aucun bâtiment du reste du parc ne doit être visible.

Techniquement, c'est irréprochable. Mais Disney enfonce un deuxième clou : l'histoire de Batuu se déroule pendant la trilogie récente, celle de Rey et Kylo Ren, pas celle de Luke et Leia. Les héros que trois générations ont sur leurs posters depuis 1977 ne sont pas là. Mon avis, tout de suite : je comprends l'intention (« vis ta propre aventure »), mais quand des gens économisent un an pour toucher Star Wars de leurs mains, veulent-ils écrire un nouveau chapitre ou serrer la main de Dark Vador ? Gardez cette question en tête.

4. 31 mai 2019 : l'ouverture de Galaxy's Edge et l'été « ville fantôme »

Le 31 mai 2019, rien ne se passe comme prévu. Certains annoncent 200 000 personnes le jour de l'ouverture, une réservation est même nécessaire pour entrer dans le land, et on se prépare au siège. Puis personne : en plein juillet, quand on fait d'habitude 2 heures de queue par attraction, les allées sont aérées, et « ville fantôme » devient viral. Sur le trimestre, la fréquentation des parcs américains de Disney recule de 3 %, et Iger reconnaît face aux analystes que le lancement est resté sous ses attentes.

  • La hype a fait boomerang : tout le monde a entendu « ça va être bondé, fuyez ». Les hôtels d'Anaheim ont augmenté leurs prix, Disney aussi, et il a bloqué une partie de ses abonnés annuels pour une affluence qui n'est jamais venue ;

  • un demi-land : ce land estimé à 1 milliard de dollars n'avait qu'une seule vraie attraction à l'ouverture, la seconde arrivant des mois plus tard. Des gens repoussent leur visite : pourquoi payer le prix fort pour un demi-land ?

La défense de Disney tient en un chiffre : la fréquentation baisse, mais la dépense par visiteur grimpe de 10 %, et les entrées payantes montaient. Mais quand votre meilleur argument pour votre plus gros lancement est « le parc est vide mais les gens dépensent plus », c'est que quelque chose n'a pas marché.

5. Millennium Falcon: Smugglers Run, piloter le Faucon avec Unreal Engine

L'attraction ouverte le premier jour, Smugglers Run, repose sur une idée : ce n'est pas vous qui regardez le manège, c'est vous qui le pilotez. La file vous fait traverser l'intérieur du vaisseau. Dans le cockpit, vous êtes 6, répartis en 3 métiers : les pilotes (droite-gauche pour l'un, haut-bas pour l'autre, donc coordination obligatoire), les artilleurs, et les ingénieurs qui réparent le vaisseau après chaque astéroïde encaissé.

L'attraction réagit à votre équipage : bon, mission propre ; mauvais, ça part en vrille, et Hondo Ohnaka, le vieux pirate animatronique, vous félicite ou vous engueule. Ce que vous voyez par la verrière n'est pas une vidéo pré-calculée mais du rendu en temps réel : Disney s'est associé à Epic Games, les créateurs de Fortnite, et les écrans tournent sous l'Unreal Engine. Vous jouez à un jeu vidéo géant à l'échelle 1 dans un vrai cockpit.

Petite pause avec Holy et sa Syrup Bottle (le niveau 3 du bouchon, c'est le coaster familial). Starter Set Syrup à 49,99 €, ou 45 € avec le code PARZY, recharges à 8 €. Et vous, plutôt sensations familiales ou extrêmes ? Dites-le en commentaire.

6. Rise of the Resistance : 4 systèmes, un chef-d'œuvre et ses pannes

La deuxième attraction, celle qui devait tout justifier, arrive fin 2019 : le 5 décembre en Floride et le 17 janvier 2020 en Californie. Star Wars: Rise of the Resistance est régulièrement décrite comme l'attraction la plus complexe jamais produite par les Imagineers, dans l'un des plus grands bâtiments jamais construits par Disney. Là où une attraction habituelle repose sur un système, Rise en enchaîne 4, soudés pour une seule histoire.

  • Simulateur de mouvement : recrue de la Résistance briefée par un BB-8 animatronique et un hologramme de Rey, vous décollez en navette et êtes capturé par un Star Destroyer. Les portes s'ouvrent sur le hangar, des dizaines de Stormtroopers alignés, sans écran, en vrai décor ;

  • véhicule trackless de 8 places : sans rail, guidé par positionnement au sol, avec des trajectoires différentes à chaque passage, c'est le premier grand dark ride trackless d'un parc Disney américain. Vous esquivez des AT-AT et Kylo Ren transperce une paroi de son sabre pour vous attraper ;

  • dernier système : votre véhicule entre dans une nacelle de sauvetage qui tombe, une chute cachée dans un faux mur, déguisée en fin d'histoire.

Résultat : une pluie de récompenses, dont le THEA Award 2021. Quatre systèmes enchaînés sans couture en environ 20 minutes, de l'ingénierie au service de l'émotion comme on en voit une fois par décennie. Mais ce chef-d'œuvre est né avec une malédiction : il n'arrive pas à rester allumé. Dès le deuxième jour d'exploitation en Floride, il s'arrête plusieurs fois dans la matinée, avec des visiteurs évacués en pleine file, en plein pré-show et parfois en pleine attraction.

Disney ressort alors à l'entrée du land les boarding groups, une file virtuelle : à l'ouverture, vous tentez d'attraper un numéro sur votre téléphone. Certains jours, la distribution est terminée à 8 h 10 pour un parc qui ouvre à 9 h, et un numéro ne garantit rien, Disney le dit dans ses conditions. L'attraction la plus attendue de la décennie a passé son lancement à essayer de démarrer : la prouesse et la fragilité, c'est assez Star Wars. Surtout, ironie, le chef-d'œuvre est arrivé trop tard. Pendant l'été fantôme, il n'était pas là : c'est inaugurer un restaurant gastronomique en ne servant que l'entrée.

7. Galactic Starcruiser : l'hôtel Star Wars à 6 000 dollars qui a fermé en 19 mois

Si l'immersion est l'avenir, pourquoi la limiter à quelques heures ? Naît alors le projet le plus fou de la boîte : le Galactic Starcruiser, un hôtel déguisé en vaisseau de croisière spatial, le Halcyon, 100 cabines. Vous embarquez deux nuits dans une intrigue qui se joue en temps réel. Ouverture en mars 2022, près de 5 000 dollars la cabine pour deux nuits, environ 6 000 pour une famille de 4. Et ce n'est pas que le prix : l'expérience est scénarisée à la minute (« soyez là à telle heure pour telle scène »), du loisir sous contrainte.

En mai 2023, à peine 14 mois après le décollage, Disney annonce la fermeture, avec un dernier voyage fin 2023 : 19 mois d'existence. La facture : 100 millions de dollars d'amortissement accéléré sur un trimestre, 150 sur le suivant, soit 250 millions pour 100 cabines, 2,5 millions par cabine. Le vaisseau est même en cours de reconversion en bureaux. Pour moi, ce n'est pas l'échec d'une mauvaise idée mais d'une idée poussée trop loin : Disney a oublié que les gens ne veulent peut-être pas être enfermés dans un rôle 48 heures. (L'histoire complète est sur ma chaîne secondaire, lien en description.)

8. Star Wars à Disneyland Paris : de l'annonce de 2018 au Roi Lion

Pendant ce temps, un autre Star Wars disparaît, chez nous. Le 27 février 2018, la zone Star Wars est l'une des trois extensions d'un programme à 2 milliards d'euros pour le parc Walt Disney Studios, avec Marvel et la Reine des Neiges, première phase visée pour 2021. Le dossier devient bizarre : le communiqué annonce une zone Star Wars, point, sans nom ni attraction. Les concept arts laissent deviner quelque chose comme Batuu, en plus petit. Puis vient 2020 et le Covid : la zone disparaît des communiqués, puis des concept arts. Marvel ouvre avec un an de retard (Avengers Campus), la Reine des Neiges ouvre le 29 mars 2026. Mais Star Wars ?

  • 2022 : la présidente de Disneyland Paris, Natacha Rafalski, répond à la télévision qu'on travaille sur le troisième thème et qu'on fera des annonces quand on sera prêts. Traduisez : c'est mort ;

  • août 2024, à la D23 : sur cette troisième zone, il y aura Le Roi Lion ;

  • automne 2025 : travaux sur plus de 30 000 m², avec le Rocher de la Fierté en pièce maîtresse et une attraction aquatique qui plonge sous le rocher, avec des Audio-Animatroniques de dernière génération.

Officiellement, Star Wars n'a jamais été annulé, juste effacé. Au moins, c'est une exclusivité mondiale : pour une fois, Paris ne copie pas l'Amérique. Pourquoi l'avoir enterré ? Disney ne l'a jamais expliqué, mais regardez le calendrier : le fiasco du Starcruiser, le parc fantôme de 2019, des versions américaines à l'accueil jugé tiède. Quand votre produit phare déçoit chez vous, vous ne construisez pas une copie plus coûteuse à Paris.

9. Hyperspace Mountain fermera fin 2027 : Space Mountain retrouve Jules Verne

Il restait deux choses à Paris : Star Tours, simulateur de l'ouverture du parc en 1992, enrichi en 2024 et proposant plus de 250 combinaisons, et, depuis 2017, la montagne russe de Discoveryland devenue Star Wars Hyperspace Mountain (j'ai fait une vidéo dessus, lien en description). À la D23 d'août 2026, Disney annonce qu'Hyperspace Mountain fermera fin 2027 et retrouvera son identité d'origine : Space Mountain, De la Terre à la Lune, avec le canon Columbiad de 22 mètres, le steampunk de Discoveryland et la partition de Steve Bramson entièrement remasterisée.

Je vais être clair, car ça fera débat : je trouve ça génial. Le Space Mountain parisien version Jules Verne est l'une des plus belles choses que Disney ait construites, le récupérer est un cadeau, pas une punition. Mais le bilan français de la décennie est là : la zone promise en 2018 effacée au profit du Roi Lion, la seule montagne russe Star Wars rendue à Jules Verne, et il ne restera que Star Tours. Le premier parc à thèmes européen terminera les années 2020 avec moins de Star Wars qu'en 2019.

10. 29 avril 2026 : Dark Vador entre dans Batuu, la marche arrière de Disney

Si Disney efface Star Wars de Paris, c'est qu'il s'est demandé « est-ce que ça marche ? », et il a répondu en Californie, en faisant l'inverse de ce qu'il avait juré. Presque 7 ans après l'ouverture, Disney fait ce que des fans réclamaient depuis le premier jour : le 29 avril 2026, Dark Vador entre dans Batuu, avec Luke, Leia, Han Solo, Chewbacca. Disney parle d'« élargissement de la chronologie » : Batuu s'ouvre à l'époque du Retour du Jedi, du Mandalorien et d'Ahsoka.

  • First Order Cargo devient Black Spire Surplus, avec des reliques de l'Empire et de l'Alliance rebelle ;

  • les thèmes des six premiers films de John Williams résonnent enfin dans le land. Pendant près de 7 ans, pas de Marche impériale ni de thème de la Force : Williams avait écrit une suite inédite, mais un habitant de Batuu n'entend pas la bande-son du film qu'il vit. C'était rigoureux, et cette pureté laissait des visiteurs sur le carreau ;

  • deux camps dans les commentaires : ceux qui n'avaient jamais accroché et y retournent (voir Vador sortir est un moment électrique), et les fans de la première heure pour qui la cohérence est sacrifiée.

Précision qui compte : seule la Californie est concernée. En Floride, Batuu reste à l'époque de la postlogie, et les deux copies jumelles ne racontent plus la même histoire.

11. The Mandalorian and Grogu : un film raté, mais une décision déjà prise

La date n'est pas choisie au hasard : le 22 mai 2026, Star Wars revient au cinéma après plus de 6 ans d'absence avec The Mandalorian and Grogu, et le même jour le Faucon est mis à jour dans les deux parcs (nouvelle mission liée au film, trajectoires en embranchements, moteur graphique en version 5). Sauf que le film s'est planté : environ 165 millions de dollars de coût hors marketing, 82 récoltés sur ses trois premiers jours, le pire démarrage d'un film Star Wars de l'ère Disney, sous Solo. Le total mondial est autour de 346 millions, sous les 393 de Solo, le plus petit score d'un Star Wars en prises de vues réelles depuis le rachat.

Regardez les dates : élargissement annoncé fin janvier, Vador dans Batuu le 29 avril, film le 22 mai. Disney n'a pas réagi à l'échec : il avait tranché bien avant. Officiellement, il invoque les sorties de 2026 et les 50 ans de la saga en 2027, et son créatif en chef sur le projet, Asa Kalama, parle d'une masse critique de personnages classiques : c'était le bon moment. Traduction possible : on fête un anniversaire. Autre traduction : on remet les héros parce qu'on sait ce qui tient debout, et trois semaines plus tard, le box-office a plutôt donné raison à la seconde. Évolution narrative ou aveu d'échec, à vous de me dire.

12. Galaxy's Edge, réussite ou échec ? Le verdict et le contre-exemple Pandora

C'est la mauvaise question, car Galaxy's Edge est les deux à la fois.

  • Techniquement, un triomphe : le land le plus immersif jamais construit et Rise of the Resistance, référence absolue de l'ingénierie ;

  • commercialement, plus tordu qu'on le dit : parc fantôme, land sans attraction principale, manège vedette en panne, mais en novembre 2019 Iger dit aux analystes que les deux lands ont bien mieux marché qu'on ne le raconte, avec 5 millions de passagers déjà transportés par le Faucon, une satisfaction très élevée et une disponibilité de l'attraction dans les 90 % ;

  • stratégiquement, un recul : Starcruiser liquidé en moins de 2 ans, projet parisien effacé, et le prochain grand land du Magic Kingdom, dévoilé à la D23 2026 et comparable à Galaxy's Edge, ne sera pas Star Wars mais consacré aux méchants.

Un contre-exemple fait mal : Pandora, le monde d'Avatar, ouvert en 2017 à Animal Kingdom, deux ans avant Batuu. Un monde étranger, sans héros humains à retrouver, qui a cartonné et ouvert avec ses deux attractions. Pour moi, le problème de Galaxy's Edge n'était pas l'immersion mais l'exécution : un land ouvert à moitié, dans une hype qui s'est retournée contre lui, face à un public qui voulait retrouver des visages aimés. Pandora pouvait se permettre l'inconnu, Star Wars beaucoup moins.

Conclusion : Disney a eu raison sur le comment et tort sur le quoi

Disney a parié que les fans voulaient écrire leur propre histoire, sur une planète inconnue, à une époque sans leurs héros. Sept ans plus tard, c'est lui qui fait marche arrière : la réponse à la question du début est arrivée le 29 avril 2026 et elle porte un casque noir. Galaxy's Edge restera pour moi un chef-d'œuvre incompris, un monument d'ingénierie bâti sur une intuition magnifique et un contresens commercial. La prouesse technique ne suffit jamais : il faut donner aux gens ce qu'ils désirent vraiment, pas ce qu'on a décidé pour eux depuis un bureau. Alors : plus beau parc raté de l'histoire, ou chef-d'œuvre condamné trop tôt ? Et auriez-vous préféré ce land Star Wars au Roi Lion à Paris ?

Envie de découvrir pourquoi Disneyland Paris ne verra jamais son land Star Wars ? Retrouvez l'enquête complète dans ma vidéo : Pourquoi Disneyland Paris n'aura jamais son land Star Wars

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Créateur de cette vidéo. L'envers du décor des parcs d'attractions.

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