
TEST ANNO 117 : Est-il vraiment meilleur qu’Anno 1800 ?
Six ans. C'est le temps qu'il a fallu attendre pour qu'Anno 117 : Pax Romana prenne la suite d'Anno 1800. Exit les usines et la grisaille industrielle : place au soleil, au marbre et à l'Empire romain de l'an 117. Mais un changement de décor suffit-il à faire un grand Anno ? Entre des besoins enfin flexibles, des aqueducs qui obligent à repenser toute sa ville, une guerre qui ne pardonne pas aux pacifistes, une interface brouillonne et une simulation qui s'essouffle en fin de partie, voici mon test express d'Anno 117, et mon verdict sans détour.
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S'abonner à Parzy Stories1. Anno 117 Pax Romana : le retour d'Anno, version romaine
Ça y est : après six ans d'attente, Anno 117 : Pax Romana est enfin là. Une question se pose immédiatement : est-ce le successeur tant espéré d'Anno 1800 ? C'est ce que je vais tenter de déterminer dans ce test express.
Pour ceux qui ne connaissent pas bien la série, le principe est simple. Vous construisez quelques maisons, vos habitants ont des besoins, vous les satisfaites… et ils montent en niveau. À chaque niveau, ils en veulent encore plus.
Dans cet opus, fini les usines d'Anno 1800 et la grisaille. On remonte à l'an 117 : ambiance romaine, soleil, marbre. Franchement, ça fait du bien. C'est lumineux, c'est classe et c'est reposant.
2. Une campagne qui s'arrête sans prévenir
La campagne, en revanche, m'a laissé perplexe. J'avance, je progresse, j'enchaîne les chapitres… et d'un coup, plus rien. Pas de cinématique, pas de générique, rien. Le jeu me bascule en mode bac à sable comme si de rien n'était. C'est juste fini. Une transition vraiment très bizarre.
3. Les besoins flexibles : la meilleure idée d'Anno 117
Parlons maintenant d'une vraie bonne surprise : la flexibilité des besoins. Dans Anno 1800, s'il vous manquait exactement la bonne ressource, vous pouviez mettre votre empire en PLS.
Dans Anno 117, les besoins deviennent des catégories. Vos habitants réclament de la nourriture ? Peu importe laquelle : du pain, du poisson ou du fromage, c'est vous qui choisissez. Tant que la barre se remplit, tout roule.
C'est très simple, mais ça change vraiment tout. Fini les pénuries stupides parce que votre île ne produit pas le bon truc. On improvise, on s'adapte, et la gestion devient fluide. Honnêtement, c'est l'une des meilleures idées du jeu.
4. Graphismes : le plus bel Anno, mais une construction en diagonale peu pratique
Graphiquement, c'est une claque. Le Latium baigné de soleil, l'Albion humide et brumeuse… Quand on zoome, la ville déborde de vie. C'est peut-être le plus bel Anno sorti jusqu'à présent.
Et puis il y a la construction en diagonale. Sur le papier, c'est une révolution. En pratique, ça s'aligne mal, ça fait des trous et ça mange de la place. Bref, c'est joli, mais ce n'est pas très pratique.
5. Latium et Albion : deux régions, deux gameplays… et une interface fouillis
Le Latium et l'Albion, les deux régions du jeu, offrent deux ambiances vraiment différentes, comme l'étaient l'Ancien Monde et le Nouveau Monde dans Anno 1800. Chacune possède son style de production et son gameplay, ce qui donne une vraie profondeur à l'ensemble.
Mais l'interface, je ne la comprends pas. Anno 1800 avait une UI parfaite ; ici, tout est un peu fouillis. Même après 10 heures de jeu, je cherchais encore certains bâtiments. Et quand il faut gérer une crise sur deux cartes en même temps, ça devient vite pénible.
6. La guerre dans Anno 117 : le pacifisme ne pardonne pas
Parlons de la guerre, parce que je me suis fait surprendre comme un bleu. L'armée coûte un bras et, surtout, elle consomme de la main-d'œuvre qualifiée. Résultat : je m'étais trop concentré sur l'économie quand une IA a attaqué en Albion.
Je n'avais aucune flotte. J'ai regardé mes îles se faire capturer et raser en direct. Je vous le dis : dans Anno 117, être pacifiste, c'est un aller simple pour la disparition.
7. Aqueducs, placement, recherche, religion : une vraie profondeur de jeu
Heureusement, quand on parle de profondeur, le jeu envoie du lourd.
Les aqueducs : c'est le nouveau réseau ferroviaire, hyper important pour progresser. Mais si vous n'avez pas prévu l'espace dès le début, vous devrez raser la moitié de votre ville au moment de les débloquer.
Le placement des bâtiments : c'est devenu un vrai casse-tête. Certains rapportent de l'argent mais augmentent les risques d'incendie ; d'autres doivent être proches d'un bâtiment mais loin d'un autre. Bref, chaque bloc est un choix.
À cela s'ajoutent trois grosses nouveautés :
L'arbre de recherche : il est gargantuesque. C'est littéralement un jeu dans le jeu, qui promet une durée de vie énorme.
La religion : on peut choisir des dieux tutélaires pour spécialiser chaque île, chacun avec ses avantages et ses inconvénients.
La romanisation : en Albion, on choisit entre la culture romaine, qui favorise plutôt l'économie, et la culture celte, qui favorise plutôt la foi.
Tout cela offre une rejouabilité bien supérieure à ce que la campagne laisse penser.
8. Économie et technique : une simulation qui s'effondre en fin de partie
Petit détail : j'ai trouvé l'économie globale plus simple et plus permissive que dans Anno 1800. L'argent rentre vite, ce qui rend les parties un peu plus rapides. Il m'a fallu environ 15 heures pour atteindre le endgame de ma première partie.
Techniquement, en revanche, attention. Côté graphismes, tout va bien : c'est fluide, c'est beau, aucun problème. Mais en fin de partie, c'est la simulation qui s'est écroulée. Que je sois en vitesse x1 ou x3, la logique du jeu tournait au ralenti complet : les bateaux n'avançaient plus, les productions bloquaient. J'ai dû recharger une vieille sauvegarde. Je pense qu'il s'agit d'un bug de lancement, mais il est bien là.
9. Verdict : Anno 117 est-il meilleur qu'Anno 1800 ?
Au moment de conclure, on ne va pas se mentir : tout n'est pas parfait. Je ne vais pas effacer d'un revers de main l'interface brouillonne qui m'a fait perdre du temps, les bugs de construction en diagonale ou le moteur de simulation qui a fini par tousser quand ma ville est devenue trop grosse. Le jeu a un vrai besoin de patchs pour polir l'expérience.
Mais ces défauts ont-ils gâché mon plaisir ? Absolument pas. Une fois qu'on est dedans, Anno 117 est une drogue. La flexibilité des besoins, le casse-tête des aqueducs, la gestion des demandes : tout cela fonctionne à merveille. On retrouve le flow unique de la série, avec une saveur rafraîchissante.
Comparé à Anno 1800 à sa sortie, Pax Romana propose une base bien plus solide, plus fun et plus riche dès le lancement. Le contenu est là, la profondeur est là, et le potentiel est monstrueux : l'époque romaine est le terrain de jeu idéal pour de futurs DLC. On imagine déjà des extensions vers l'Égypte, la Grèce ou la Germanie. C'est un jeu déjà excellent aujourd'hui, qui va devenir grandiose avec le temps.
Mon verdict est donc un grand oui. Si vous aimez la gestion, ne vous arrêtez pas aux petits soucis techniques : foncez, c'est une petite pépite.
Envie de voir Anno 117 : Pax Romana en action avant de vous lancer ? Retrouvez l'enquête complète dans ma vidéo : TEST ANNO 117 : Est-il vraiment meilleur qu’Anno 1800 ?
Parzy
Créateur · Parzy Stories
Créateur de cette vidéo. Les empires de la pop culture, racontés.
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