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Un créateur, deux chaînes : les parcs d'attractions d'un côté, la pop culture de l'autre.
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Quand Fallout est devenu Vault-Tec
84. Il en fallait 85. Pour un seul point de moyenne sur Metacritic, le studio qui venait de livrer Fallout: New Vegas, 5 millions d'exemplaires expédiés en trois semaines, n'a jamais touché son bonus. Ce studio, Obsidian, est né des ruines de Black Isle, l'équipe de Fallout 2. De l'accident de génie du système SPECIAL à la licence bradée par Interplay, du sac en nylon de Fallout 76 aux licenciements de 2026, voici comment une satire des entreprises souriantes a passé trente ans à rejouer son propre scénario dans la vraie vie.

Comment Steve Jobs a piégé Disney avec Toy Story
1985. Viré d'Apple à 30 ans, Steve Jobs rachète pour 5 millions de dollars une obscure division informatique de Lucasfilm dont personne ne veut. Elle s'appelle Pixar, et elle va presque le ruiner : un ordinateur invendable, un contrat où Disney prend 90 % de l'argent, un Woody si odieux que la production est arrêtée, puis un film effacé d'une simple ligne de commande. À la fin, pourtant, c'est Jobs qui fixe le prix : 7,4 milliards de dollars, payés en actions, qui font de lui le premier actionnaire individuel de Disney. Voici comment Pixar n'a pas été racheté par Disney, mais l'a colonisé de l'intérieur.

George Lucas : Le génie qui a brisé le système
Une décision prise en 1976 a coûté plus de 40 milliards de dollars. Ce jour-là, dans le bureau des affaires juridiques de la 20th Century Fox, un jeune réalisateur introverti renonce à 350 000 dollars de salaire en échange de deux petits paragraphes que personne ne prend au sérieux : les suites et les produits dérivés. Ce réalisateur s'appelle George Lucas, et son film, refusé par United Artists, Universal et même Disney, s'appelle Star Wars. Voici l'histoire d'un tournage infernal, d'un montage sauvé au dernier moment et du braquage le plus rentable de l'histoire du cinéma, né d'une humiliation et d'une obsession : la liberté.

L'évènement qui a rendu Nintendo paranoïaque
Un centre de profit. C'est ainsi que Sid Sheinberg, président de MCA Universal, décrit les procès lorsqu'il menace Nintendo en 1982. En face, une petite filiale américaine installée dans un hangar près de l'aéroport de Seattle, tout juste sauvée de la faillite par un gorille pixelisé nommé Donkey Kong. Pour Universal, l'équation est simple : gros singe, gratte-ciel, femme blonde, c'est King Kong, donc c'est à eux. Sauf que Nintendo a une arme secrète : un avocat new-yorkais à l'esprit de requin, dont le nom est aujourd'hui sur les lèvres de tous les gamers. Voici l'histoire du braquage juridique du siècle.
